Militaires alliés et correspondants · Repère 2512

2512 détails - la 2ème vague d'assaut devant Vierville, 7h00 à 9h00 Un LCA (de la CieB/116) détruit à Vierville — Fonds Yves Cordelle, repère 2512.

Temoignage de Robert Sales, Cie B/116

2512 2512 détails - la 2ème vague d'assaut devant Vierville, 7h00 à 9h00 (détails) Un LCA (de la CieB/116) détruit à Vierville
détails - la 2ème vague d'assaut devant Vierville, 7h00 à 9h002512 détails - la 2ème vague d'assaut devant Vierville, 7h00 à 9h00 (détails) Un LCA (de la CieB/116) détruit à Vierville
(détails) Un LCA (de la CieB/116)
détruit à Vierville

Récit de Bob Sales de la Compagnie B du 116ème Régiment d'infanterie

" J 'étais sur la bateau de commandement avec le Captain Zappacosta, car j'étais son opérateur radio. J'ai débarqué à Vierville-sur-Mer où je devai le faire.

Je me suis hissé pour regarder au-dessus du coté du bateau. Nous n'étions plus très loin de la plage, mais je ne pouvais voir personne. La compagnie A était censée être sur cette plage mais je ne pouvais voir aucun homme de cette compagnie. Tout ce que je pouvais voir, c'était des traceuses de balles. J'ai hurlé au Captain que je ne pouvais pas voir un seul homme de cette compagnie sur cette plage et que je voyais juste des balles de mitrailleuses déchirer la plage, la fumée était partout. Juste après j'allais descendre car le barreur a dit qu'il allait abaisser la rampe La rampe a été descendue, le Captain Zappacosta a été le premier homme à sortir, et il a été criblé de balles. Il n'a pas été tué immédiatement car il hurlait. Tout ceux qui sont sortis ont été abattus. Nous avons été pris dans un tir croisé. La seule chose qui m'ait sauvé c'est que j'ai trébuché, et que je suis tombé sur le coté de la rampe. J'avais la radio et je m'en suis débarrassé car je ne pouvais plus maintenant faire machine arrière, j'étais déjà sur cette plage où cette mitrailleuse était en action. C'est la seule chose qui m'a sauvé, parce que j'ai regardé en arrière et que personne n'ait été aussi rapide à sortir de la péniche. Le Captain Zappacosta me hurlait qu'il avait été touché, je suis allé vers lui mais il venait juste de couler et il n'est pas remonté à la surface. J'ai su que c'était fini pour lui. Nous avons été taillés en morceaux. Les compagnies A, B, et D, celles qui ont débarqué face aux emplacements allemands de Vierville-sur-Mer, ont été pris dans un tir croisé. La plupart de ces hommes sont dans le cimetière, là."Robert Sales, 29th Infantry Division, 116th Infantry Regiment, Company B (Oral History - Eisenhower Center)

Référence du site d’origine : 2512-TemoignageSales.html. À propos du fonds et de sa reprise.

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