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Itinéraire possible de la section Taylor (d'après Stewart
Bryan)
 (détails)
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La cour de L'Ormel 
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La
section Taylor (Cie B/116) s'infiltre depuis la plage
traverse Vierville
à 9h00 et s'installe à l'Ormel
Une des 6 sections de bateau
de la B/116, commandée par le Lt Taylor, a débarqué
entre les WN 70 et 71, Son histoire a été racontée
en détail:
(extraits "Battle at best" par SLA Marshall)
""La section a débarqué
vers 7h15. Avant l'ouverture de la rampe du LCA, ce bout de plage face
au Hamel au Prêtre, n'était pas sous un feu intense. Pas
d'obus de coups de mortiers pour accompagner les arrivants.
Taylor a conduit rapidement sa section à travers la plage et
sur le talus de galets, perdant 4 hommes tués et 2 blessés
(tirs de mitrailleuses). Quelques mètres sur sa droite, Taylor
a vu les lieutenants Harold Donaldson et Emil Winkler tués.
Mais il ne s'est pas arrêté
pour réfléchir et il a conduit sa section en file, tout
droit en haut de la falaise et sur Vierville, où il
est entré vers 9h00. La
chance l'a poursuivi. En
1 heure ou 2 de combat, il a balayé un groupe d'Allemands sans
perdre un homme.
Le village était calme quand
le sergent Pearce l'a rejoint
avec son escouade
venant de beaucoup plus loin à l'est. Pearce lui a dit:
"Williams est blessé à
l'arrière et immobilisé".
Taylor: "Alors je crois que je suis
devenu commandant de la compagnie"
Et Pearce a répondu: "Il y
a ici probablement tout ce qui reste de la compagnie". Pearce a
compté de tête; ils étaient 28, y compris Taylor.
(en fait les survivants
d'une autre section de la "B" combattaient maintenant avec les Rangers
autour de la maison Gambier, de l'autre coté de la descente de
Vierville)
Taylor: "Ca devrait suffire. Suivez-moi".
Et ils sont partis vers le Sud de Vierville, où se trouvait le
point de rassemblement du 1er Bataillon. Il n'était pas encore
11h00, la Cie C/116 et le Général Cota étaient
sur le point d'entrer
à leur tour dans Viervillepar la route du Hamel
au Prêtre.
A 500m de Vierville, vers le sud, il y avait la ferme de l'Ormel,
imposante construction en pierre, ses champs bordés de haies
faciles à défendre. Pour n'importe qui, l'objectif semblait
insurmontable. Pourtant, ses hommes l'ont suivi.
Des tirs les ont arrêté 100m avant la ferme. Les Allemands
étaient derrière une haie à mi-chemin. Toujours
sûrs d'eux, les hommes de Taylor se sont aplatis, ont ouvert le
feu avec des fusils, lancé des grenades, bien que la distance
paraissait trop grande. Par
miracle, une grenade a cogné le casque d'un Allemand accroupi
dans son trou. Il a sauté en criant: "Kamerad!, Kamerad!".
Là-dessus 24 Allemands sont sortis de derrière la haie,
les mains sur la tête.
Taylora envoyé un de ses fusiliers conduire les prisonniers vers
la plage.
Le bref combat lui avait coûté 3 blessés. Dans la
ferme, Taylor a fait 2 autres prisonniers, un médecin Allemand
et son infirmier. Taylor les a fait "prisonniers sur parole",
laissant ses 3 blessés à leurs soins, pendant qu'il menait
sa section au premier carrefour au delà de la ferme
(le carrefour de la route vers Louvières).
Là, il a été arrêté par l'arrivée
soudaine de 3 camions d'infanterie allemande qui se sont déployés
dans les champs sur ses flancs et ont entrepris un encerclement. La
force du nombre, 3 contre 1, était contre lui. Dans le premier
échange de tirs, pas plus de 2 minutes, un fusilier couché
près de Taylor a été tué, et le fusil-mitrailleur
BAR a été arraché des mains de Pearce. Ils n'étaient
plus que 20, et sans armes automatiques.
Taylor
a crié: "Retour à la ferme!" L'ennemi s'est approché
tout près. Les tirs des attaquants augmentaient. Mais les murs étaient
percés de meurtrières et à l'heure de midi et au début
de l'après-midi, elles ont bien servi aux fusiliers Américains.
La question était de savoir si les munitions dureraient plus que celles
des Allemands. La réponse est venu dans l'après-midi, alors que
les réserves baissaient, avec l'arrivée de 15 Rangers qui ont joint
leur feu à celui des hommes de Taylor, et les Allemands ont disparu. Déjà,
de tous les Américains qui avaient attaqué à Vierville, Taylor
et son groupe étaient les plus éloignés dans le Sud. Mais
Taylor ne s'en est pas contenté. Le point de rassemblement du 1er
Bataillon était encore à 1 km plus à l'ouest et il a dit
aux autres: "Il faut y aller". Alors,
il les a conduit en avant, servant une fois de plus de guide, 18 de ses propres
fusiliers et les 15 Rangers suivant en colonne. Un homme a été tué
d'une balle en sortant de l'Ormel. L'obscurité allait tomber. Ils se sont
préparé à bivouaquer. Etant presque arrivés à
Louvières, ils étaient maintenant presque 1 km plus loin que toutes
les unités Américaines débarquées à Omaha Beach.
Là, un coureur les a rejoint avec un message demandant que les restes du
1er Bataillon se regroupent 700m plus vers la mer, en direction de
Vierville. On demandait à Taylor et à son groupe d'y revenir. Ce
qui a été fait pour la nuit. Plus
tard, encore sous le choc, le sergent Price a rendu hommage à Taylor. Il
a dit: "Nous n'apercevions aucun signe de crainte chez lui. A le regarder,
cela faisait de nous des hommes. Avançant ou combattant, il nous dirigeait.
Nous le suivions, il n'y avait rien d'autre à faire." Des
dizaines de milliers d'américains ont débarqués sur Omaha
Beach, mais les hauteurs ont été conquises par une poignée
d'hommes comme Taylor, qui ce jour-là brillaient d'une flamme extraordinaire.
Par leurs initiatives audacieuses, leur courage et leur chance, sur divers points
de la plage, ils ont sauvé le débarquement d'un désastre
total."" |