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L'aérodrome
de secours de Saint-Laurent
(dénommé
aérodrome E1 puis A 21C)
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Une
piste d'atterrissage d'urgence, préparée sur
le plateau entre Le Ruquet et St-Laurent, a été
opérationnelle à 18 heures le 9 juin et les
blessés ont été évacués
par air à partir de ce terrain dès le 10 juin,
un hôpital de campagne étant installé
au voisinage, remplaçant le premier camp de prisonniers.
C'est
le 834ème Bataillon du Génie de l'air qui
s' est chargé de la construction. Il a été
débarqué en 4 échelons les 6 et 7 juin.
Compte-tenu de la présence de snipers, il n'a pu
agir le 6 juin comme prévu. Le 7 juin les reconnaissances
ont montré que le site initialement choisi sur la
falaise de Vierville était encore trop miné
et sous le feu de beaucoup de snipers. ll a alors été
décidé de construire sur la falaise entre
Saint-Laurent et Le Ruquet. Les engins ont travaillé
rapidement les 8 et 9 juin, permettant à un premier
DC3 "Dakota" sanitaire d'atterrir le 9 juin à 18h00.
Cet avion a été abondamment photographié.
Voir
témoignage de Mr. Conti et de l'infirmière
Mlle Tierney
(détails)
le premier DC3 sanitaire atterrit le 9 juin à 18h00

(détails)
Vue aérienne de la piste de Saint-Laurent
(détails)
En août 44, cet aérodrome a
servi, avec celui de Colleville (A22C), pour transporter
1000t / jour de carburants pour l'armée de Patton
(3ème armée US) qui en manquait cruellement
dans sa poursuite rapide des Allemands en retraite vers
la frontière allemande.
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(détails)
Transports de blessés
(détails)

(détails)
Mlle Tierney, infirmière de la 806
escadre d'évacuation sanitaire
(détails)
Transports de blessé

(détails)

(détails)

(détails)
Une
nurse (lieutenant) en conversation avec un aumonier militaire
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Souvenirs
de Michel Hardelay
"...désirant compléter mes explorations,
je m'engageai sur la route de Saint Laurent.
Les troupes qui empruntaient cette route étaient peu
nombreuses et se dirigeaient uniquement vers l'Ouest, tout au
moins dans les dix premiers jours, au contraire des cortèges
de prisonniers qui se rendaient, au début, sur l'emplacement
du cimetière actuel de Colleville. Le camp fut ensuite
transféré dans un grand pré entre Vierville
et Saint Laurent.
Lorsque
j'arrivai dans le vallon de Saint Laurent je découvris
un hôpital de campagne sous des tentes et en plein fonctionnement.
Sur le
plateau et en bord de falaise (entre StLaurent et Le
Ruquet) avait été construite une piste d'atterrissage
déjà opérationnelle le 7 juin au soir
(en fait elle a été opérationnelle le 9
juin au soir, les reconnaissances ont été faites
le 7 juin, avec abandon de l'emplacement initialement prévu
sur la falaise de Vierville et début des travaux le 8
juin)
sur laquelle étaient stationnés deux Douglas
marqués de la croix rouge et autour desquels s'affairaient
du personnel navigant féminin, en majorité.
Des ambulances
faisaient la navette entre l'hôpital et le terrain éloignés
d'un peu moins de mille mètres.
Ensuite je
suivis un petit chemin donnant sur la route de Saint Laurent
à Formigny et pénétrai dans un vaste herbage
où était au repos ou en attente de transports
environ un millier de fantassins. Chacun avait creusé
un trou d'homme, obligation dictée par le règlement
militaire. Ce trou servait d'abri individuel en cas de bombardement
et, le cas échéant, à y dormir; à
leur départ il y déposait ses boîtes de
conserve vides et tout ce qu'il ne voulait pas continuer de
traîner avec lui et le rebouchait avec la terre excavée.
J'étais
le premier civil qu'ils voyaient. Sur la demande de ses camarades
l'un d'eux me questionna en excellent français
" A quelle distance de Paris se trouve-t-on ici ?"
Je répondis :
" 270 kilomètres ou 170 miles",
car ils paraissaient ignorer la valeur du kilomètre.
Puis je rentrai chez moi
à Vierville."
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La piste a rapidement servi aussi
de secours pour les avions en difficultés.
Ci-dessus un quadrimoteur B17 "Flying Fortress" qui
est reparti malgré la faible longueur de piste,
après avoir été réparé
provisoirement .

(détails)

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Derrière la queue du DC3, on aperçoit
un chasseur P47 "Thunderbolt" qui a atterrit sur le
ventre

(détails)
Un
chasseur à double fuselage P38 "Lightning"
atterrit. A droite un avion de liaison et d'observation
L5 "Piper Cub" de la 2ème Division d'Infanterie
qui a débarqué le 8 juin. (voir ci-contre)
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Il semble que le 184th Medical Dispensary
(Aviation) ait été basé à St-Laurent
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un chasseur "Spitfire" Britannique devant un DC3 de transport

(détails)

(détails)Un
chasseur Lightning P-38J-10 (numéro #42-68071) de
l'U.S. Army Air Force en stationnement sur l'aérodrome
nouvellement créé surplombant Omaha Beach
à St Laurent, quelques jours après le débarquement.
La photo est datée du 14 Juin 1944.
Au fond, derrière le "Lightning", on aperçoit
le port artificiel.
(détails)
Déchargement de bidons de plasma sanguin pour l'hôpital
voisin de l'aérodrome

Un "canard" apporte du ravitaillement

(détails)
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(détails)
La "tour de contrôle"
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Les ballons qui protègent la base
des avions volant en rase-motte.
Au fond les navires sur rade
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Ci-dessous,
cet avion à réaction Allemand, un Arado 234,
basé en région Parisienne, a photographié
en Août 44 toutes les bases alliées en Normandie.
L'avion volant à 20000m d'altitude était invulnérable
et peu visible à l'oeil nu. Le radar seul pouvait le
déceler. Ce modèle a été le premier
avion à réaction utilisé contre les Alliés.
La
photo de Saint-Laurent est renseignée avec précision
par l'Abwehr (les Renseignements de l'Armée Allemande)
qui semblait bien au courant des moyens alliés
.

(détails)
Photo prise par l'Arado 234
(détails)
croquis par un Américain de 1944 montrant les
activités de l'aérodrome
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(détails)
Un poste de contrôle aérien GCI de la
RAF a été 2 jours, les 8 et 9 juin,
installé à Saint-Laurent non loin de
l'extrémité Ouest de la piste
(21st Base Defence Sector, 85th Group). Ce matériel
devait être débarqué dès
le matin du 6 juin par 5 LCT, à H+150 devant
D3. En fait il a été retardé
jusque vers 17h et a perdu beaucoup de matériel
et d'hommes lors du débarquemen( (12 tués,
50 blessés sur environ 160 hommes). 2 des 3
radars ont été perdus, la photo ci-contre
montre 3 des tracteurs anglais brûlés
sur la plage de St-Laurent
Voir le site http://www.therafatomahabeach.com

Un radar AMES Type 15, du modèle qui a
été installé sur l'aérodrome
de St-Laurent et qui a foonctionné dans la
nuit du 9 au 10 juin avant d'être transporté
à St Pierre du Mont

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Dog Red, le 7 juin vers 14h, à mer descendante,
on voit à droite d'un GMC US avec logement
spécial (pour équipements de transmissions?),
2 tracteurs Thornycroft de la RAF brûlés,
et 1 tracteur Austin de la RAF avec générateur
(équipements pour les radars spéciaux
GCI destinés à guider les chasseurs
de nuit Mosquitos.
Au fond un LST sur la plage, devant un corps de GI
mort sur la plage.
Seul un radar T15 a pu être mis en service le
soir du 9 juin et déplacé à St
Pierre du Mont le 10 juin
Les autres matériels ont dû
être remplacés rapidement, la photo ci-dessous
montre un LST débarquant des matériels
anglais peu de jours après le 6 juin.

détails
- Un camion anglais Crosley, type "Matador"
transportant du matériel pour l'US Air Force
(un labo photo perfectionné)
RAF
sur Omaha Beach le 6 juin
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