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(détails)
La plage de Vierville vers 12h30 à la limite de
Dog White et Dog Red. On aperçoit des véhicules
sur la route côtière, probablement des chars Sherman.
L'épave du LCI 92 est visible sur la laisse de haute
mer à droite.
Le fossé antichar qui commence à droite est celui
qui défend la descente de St-Laurent et le point fortifié
WN67
explosion sur la plage, vue de la mer
(détails)
Un LCT débarque un bulldozer
(détails)
Un LCT décharge devant St-Laurent, on aperçoit
à la côte le LCI 92 sur la limite Dog White/Dog
Red
SECTEURS CHARLIE ET DOG GREEN
7h30

(détails)
Vierville, 7h30 du matin, mi-marée, 4 chars Sherman
(probablement des 3 types DD, Standard et Dozer) sont visibles
au bord de l'eau, ainsi que des GI sur le sable au milieu des
hérissons métalliques

(détails)

(détails)
Les WN71 et 72, vers 7h30 le 6 juin. on aperçoit le mur
antichar et sa chicane, le fossé dans la route et les
2 bunkers du WN72

(détails)
Les plages Charlie-Dog Green, vers 7h30
Sur cette photo on distingue assez mal les chars, 4 seulement
en face du Mont Olive. Les nuages et les fumées masquent
ceux qui se trouvent plus à l'Est
SECTEURS DOG WHITE ET DOG RED
7h30

(détails)
les plages Dog White - Dog Red - Easy Green, vers 7h30;
Dans la partie gauche se trouve le secteur de débarquement
de la C/116 puis du 5ème Ranger.De nombreux chars sont
visibles sur la plage. On le LCI 91 stoppé dans les obstacles,
des LCA du 5ème Ranger qui approchent et quelques LCVP
et LCM qui repartent après avoir débarqué
la C/116, le Général Cota et du Génie.
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30
L'assaut
par les falaises, la capture du bourg de Vierville
et la fin de la défense côtière
allemande entre 7h30 et 13h00
Vers 8h00, après
l'arrivée de la 2ème vague,des unités
de l'infanterie d'assaut étaient réparties tout
le long des 2 km du front de plage dans la zone de Vierville
et certaines avaient déjà commencé l'ascension
de la falaise. Le groupe de commandement du 116ème
était en liaison étroite avec les plus importantes.
Il y avait aussi 25
à 30 chars dispersés et des éléments
épars de 3 bataillons du Génie, encore sans
bulldozer et manquant d'explosifs. Il n'y avait aucune artillerie.
Sur la zone la plus faible, en face des fortes
positions allemandes gardant la vallée "D1" de Vierville
(Dog Green), il n'y avait plus d'éléments
capables de poursuivre une action quelconque. Les pertes en officiers
et sous-officiers étaient si élevées que
les survivants étaient sans commandement.
Le feu allemand était
encore important mais il faiblissait et dans le secteur central
il était très limité.
Une batterie de l'artillerie Allemande de
campagne a répondu ainsi à une demande de tirs
par salves de la part de son observateur côtier: "Désolé,
mon Lieutenant, ordre du Commandant, par manque de munitions,
seuls les tirs coup par coup sont autorisés". Le
sous-officier Peesel, de la batterie, a maudit la décision
prise 2 semaines avant, de disperser les stocks en profondeur
pour assurer leur sécurité. Un chariot avait
déjà explosé en approchant de la batterie.
A 10h00, l'Artillerie de la 352ème Div. Allemande a
signalé au chef d'état-major de la division
que "la situation des munitions à la 4ème
batterie lourde était critique". Partout les
réserves étaient limitées et le Corps
d'Armée ne pouvait réapprovisionner qu'en 36
heures. |
La force des tirs Allemands
étaient difficile à apprécier par les troupes
Américaines abritées derrière le talus de
galets. Ce qu'elles savaient était ce qu'elles avaient
déjà subi et elles voyaient devant elles une falaise
nue et souvent enfumée. A part le tir des chars, elles
ne pouvaient compter que sur leurs propres armes.
Les débarquements étaient
arrêtés. Par ordre du "Beachmaster", toute nouvelle
arrivées de véhicules, de canons et d'engins du
génie a été stoppée entre 8h30 et
10h30.
Et en effet, les conditions n'auraient
pu être pires pour le débarquement des véhicules.
Si les halftracks, jeeps et camions avaient pu surmonter
l'eau profonde, le ressac et les tirs, ils se seraient
retrouvés sur une bande de sable se rétrécissant,
sans aucune ouverture à travers un infranchissable talus
de galets. Les
pertes d'équipement étaient très élevées,
affectant tous les types de matériel, notamment les équipements
du génie nécessaire pour nettoyer les plages . Toutes
les armes ont été mises hors d'état de fonctionnement
temporaire par l'eau et le sable et la première chose qu'on
faites certaines unités en arrivant à l'abri du
talus, a été de démonter, nettoyer et remonter
leurs armes.
Bien que beaucoup d'équipements
spéciaux, tel que perches explosives "Bangalores", munitions
et armes lourdes, aient été abandonnés quand
les hommes avaient débarqués en eau profonde, une
petite partie a été récupérée
par la suite.
Les pertes en équipement
radio ont été particulièrement lourdes et
l'eau a endommagé beaucoup de postes. Le colonel Canham
rapporte que la plupart des radios du 116°Rég. étaient
inutilisables. Cette perte devait réduire fortement
l'efficacité du commandement de l'infanterie d'assaut,
sur la plage et pendant toute la journée.
Sur le secteur encombré
et moins exposé de Dog White, la concentration
des débarquements entre 7h00 et 8h00 avait mélangé
les sections de plusieurs compagnies d'infanterie, les sapeurs
du génie, les équipages des péniches détruites,
les groupes terrestres de contrôle de tirs navals (NFSCP),
et des éléments d'autres unités de soutien.
A cet endroit, ceux qui sont arrivés en dernier ont découvert
qu'il était impossible de trouver de la place à
l'abri du talus et ils ont dû se coucher derrière,
sur le sable à découvert.
Le désordre était
inévitable et y remédier était rendu
difficile par le manque de communications et les débarquements
dispersés des groupes de commandement. De plus, même
en débarquant au meilleur endroit, un groupe de commandement
ne pouvait contrôler qu'un secteur restreint de plage. De
nombreuses unités isolées durent résoudre
leurs propres problèmes d'organisation et de moral.
Il y eut aussi, c'est certain,
un problème de moral. Les survivants de la traversée
de la plage, dont la plupart recevaient le baptême
du feu, avaient été
témoins des lourdes pertes parmi leurs compagnons.
Le spectacle des épaves nombreuses contribuait à
briser le moral des hommes qui regardaient de l'abri du talus
de galets. Derrière eux, la marée montante noyait
des blessés graves fauchés sur le sable et amenait
les corps mutilés jusque sur les galets. Le désastre
frappait encore ceux qui débarquaient derrière eux,
rappelant la puissance du feu ennemi. Dans des circonstances aussi
désastreuses, il était difficile de redresser les
effets moraux causés par de telles pertes.
.
Choqués par ce qu'ils venaient
d'éprouver, les hommes pouvaient considérer le
mur de front de mer et le talus comme un abri providentiel.
Ce n'était pas une grande protection contre les obus de
mortier ou d'artillerie, mais cela fournissait un abri contre
les fusils et les mitrailleuses. Devant eux, avec les barbelés
et les champs de mines à traverser, s'étendait un
terrain plat, entièrement exposé; et au-delà,
les falaises nues et escarpées et des positions fortifiées
ennemies toujours en action.
Et pourtant presque partout, des officiers et des troupes sont
partis à l'assaut des falaises. Le
facteur décisif a été le commandement. Le
débarquement du groupe de Commandement
du 116ème Régiment
juste au même endroit que les 700 fantassins et Rangers
de la Cie C/116 et du 5ème Rangers a été
très favorable.
Mais partout la progression a été liée à
quelques individus, officiers ou sous-officiers qui
stimulaient, encourageaient ou portaient littéralement
leurs hommes en avant, souvent en prenant eux-mêmes la tête.
Quelqu'un devait donner l'exemple pour que les
hommes bougent. Ce pouvait être un général,
ou un colonel, ou un major, ou un capitaine, ou un lieutenant
ou un sous-officier.
| L'infirmier Cecil Breeden
se souvient: "Quand je suis arrivé là
où se trouve actuellement le monument souvenir du premier
cimetière, le colonel Canham (cdt le 116ème
rég.), le colonel John Metcalfe (cdt le 1er
bataillon du 116ème), et quelques autres officiers
avaient installés un PC. Canham a été
touché à la main. Je l'ai soigné. Un
homme est arrivé, cherchant un sous-officier, disant
qu'il y avait un tireur embusqué par là. Metcalfe
a répondu qu'il n'y avait pas de sous-officier disponible,
mais qu'il pouvait lui-même l'accompagner. Tous deux
partirent vers la gauche en grimpant la colline." |
Le général Cota, lui, était
toujours en avant intervenant partout pour stimuler l'action
et montrer personnellement comment agir dans chaque circonstance.
Après avoir conduit un groupe au pied de la falaise à
8h00 et s'être presque fait sauter par une salve d'obus
de mortiers, il a conduit lui-même une colonne vers la crête.
Les troupes d'assaut
débarquées ne sont donc pas restées clouées
derrière le talus de galets , malgré
les morts, les blessés, les
pertes de matériel, la désorganisation, et souvent
la démoralisation.
En plusieurs endroits du front entre la Percée et la limite
de St-Laurent, elles ont trouvé le courage nécessaire
pour quitter leur couvert et avancer vers les falaises.
La chance a été un
facteur important, quelques unités se sont trouvées
là où les défenses ennemies étaient
faibles, où la fumée formait un écran. Le
génie a ouvert des brèches dans les barbelés,
a aidé à traverser les champs de mines et a pris
part en tant qu'infanterie aux combats au delà de la plage.
Les pénétrations ont
été effectuées par des unités de la
force d'une compagnie ou par des sections mélangées
de différentes compagnies, parfois par des groupes de 20
à 30 hommes ignorant que d'autres attaques étaient
en cours dans le voisinage. Monter sur la falaise a été
quelquefois une affaire individuelle.
Les phénomènes «d'isolement»
du champ de bataille survenait fréquemment et souvent des
unités ne voyaient pas ce qui se passait à quelques
dizaines de mètres sur la plage découverte.
Personne ne s'est précipité dans les pentes. Tous
y ont été doucement, avec précautions, en
file indienne, de peur des mines.
Dès que chacune de ces unités isolées a commencé
à grimper, elles ont découvert qu'elles parvenaient
dans une zone abritée. Les défilements, les creux,
les feux d'herbes les protégeaient. Les tranchées
Allemandes, au dessus d'elles, étaient placées pour
tirer de flanc sur la plage et pas du tout pour tirer en dessous.
Parfois elles n'étaient même pas occupées.
Quelquefois, ces unités ont
reçu le soutien
direct du tir des chars et des
destroyers qui s'étaient rapprochés au maximum.
Mais l'absence totale de liaisons radio (tous les postes étaient
perdus ou endommagés par l'eau) a rendu les soutiens directs
exceptionnels.
Le débarquement du groupe
de Commandement du 116ème Régiment juste au
même endroit que les 700 fantassins et Rangers de la Cie
C/116 et du 5ème Rangers a été très
favorable. Ce "Command Group", avec le général Cota
et le Colonel Canham, a accompagné l'infanterie et s'est
installé à Vierville à la mi-journée.
3 zones de pénétrations doivent
être distinguées:
--- dans le
secteur Charlie, une soixantaine d'hommes décidés,
Rangers et infanterie, ont attaqué de flanc dès
07h30 et neutralisé dans la matinée la zone
fortifiée WN73 (la maison Gambier).
---
dans le secteur Dog
Green, plusieurs petits groupes de Rangers et d'infanterie
ont neutralisé très vite la zone fortifiée
WN 70 (au dessus de la maison Hardelay) et ont ensuite
continué très rapidement en traversant les
premiers Vierville.
--- dans le secteur
Dog White, la progression de 700 fantassins, dès
08h00, a conduit en fin de matinée à l'occupation
définitive de Vierville, ce qui a isolé
les positions Allemandes de la côte à Vierville.
--- Pendant
ce temps, les 2 Bataillons
du Génie (121ème et 147ème) chargé
d'intervenir sur Dog White et Dog Green étaient handicapés
par leur dispersion, leurs pertes et l'absence de bulldozer et
d'explosifs jusqu'en début d'après midi (arrivée
sur Dog White de 2 ou 3 LCT) . Le matin se passa en défenses
contre les tirs Allemands, réorganisations, début
des déminages, rassemblement des moyens nécessaires
pour ouvrir la route de Vierville.
Toutes ces actions, conjuguées à 12h30 avec un violent
bombardement par les canons de 356mm du cuirassé "Texas",
ont conduit à la reddition à 13h00 des positions
qui encadraient la descente de Vierville (WN71 et 72).
Leurs canons principaux étaient d'ailleurs depuis le milieu
de la matinée rendus hors d'usage par le tir des chars
et des destroyers de l'USNavy. Il en était de même
des canons du WN74 à la Percée, détruits
par la Navy.
Vu
du côté Allemand, Vierville n'a pas été
efficacement défendu pour plusieurs raisons:
---- D'abord il
n'y avait pas de compagnie Allemande installée pour défendre
Vierville village, toutes les sections de combat de la Compagnie
11/726 étaient sur la côte dans les WN 70 à
73, renforcées il est vrai depuis le 5 juin par quelques
dizaines de soldats du 914ème régiment (Jucoville).
Le Lt. Taylor avec sa section de la B/116, a donc dès 9h00
bousculé facilement les quelques Allemands restés
dans Vierville. Et en allant ensuite à l'Ormel, il a bloqué
la route des renforts Allemands venant de Formigny.
. ---- Le compte-rendu
envoyé par le Colonel Goth, du 916ème RI, venu
se rendre compte par lui-même en milieu de matinée
à la Percée, était rassurant. Il pensait
que les Américains étaient bloqués et détruits
sur la plage de Vierville et il constatait l'arrêt des débarquements. le
Commandement Allemand n'a pris conscience de la perte de Vierville
que tard le 6 juin.
---
-L' Etat-Major Allemand pensait donc le matin du 6 juin que
la situation était bien en main à Vierville,
et ils ont plutôt envoyé leurs renforts locaux sur
St-Laurent et Colleville, villages attaqués par les infiltrations
Américaines et défendus dès le début
par les 2 compagnies déjà cantonnées dans
ces villages, indépendamment des 3 compagnies installées
dans les WN côtiers de St Laurent, Le Ruquet et Colleville.
Les Allemands étaient beaucoup plus préoccupés
par les percées britanniques au nord de Bayeux
Du côté Américain, les état-majors
de Division et de Corps d'Armée, toujours en mer,
étaient peu et mal informés de la réalité
et leurs inquiétudes ont été grandes toute
la matinée. Les nouvelles ont commencé à
se multiplier et à rassurer à partir de 13h00.

(détails)
07h30, le LCI 91 vient d'aborder la plage à mi-marée,
il est stoppé par des obstacles, mais n'est pas
encore en feu. Un LCVP repart au large après avoir
débarqué des GIs de la C/116 probablement

(détails)
Dog White, devant la future villa Philippe Marchal, on
voit 6 chars sur la plage, toujours vers 7h30.
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(détails)
7h30, devant Dog White, 8 LCA de la première
vague des Rangers du 5ème Bat. s'avancent et vont
passer à côté du LCI91 (photo ci-dessous).
Traversant leur ligne, 2 LCM (probablement) repartent vers
le large, il s'agit peut-être des LCM qui ont débarqués
des élémentsd u 121ème Bat du Génie
et notamment le Colonel Ploger
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