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(détails)
Un LCT débarque un bulldozer
(détails)
3 LCT se présentent devant St-Laurent et Vierville, vers 11h00 
(détails)
LCT décharge devant St-Laurent, on aperçoit à la côte
le LCI 92 sur la limite Dog White/Dog Red
La photo
ci-dessous montre un Tank-Destroyer franchissant le mur antichar de Vierville
devant les fantassins de la 2èmeDI qui viennent de débarquer (8
ou 9 juin) 

(détails)
(détails)
Le bunker principal de Vierville le 7 juin, montrant des débris éclatés
du mur antichar

(détails)
On y voit le canon court de 50mm KWK, dirigé sur l'embrasure Est
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Le
121ème Bataillon du Génie rassemble
ses sapeurs dispersés
et détruit
le mur antichar de Vierville
Le 121ème Bataillon du Génie faisait partie
de la 29ème division. Il était affecté plus spécialement
au soutien du 1er bataillon du 116ème Régiment. Sa plage
de débarquement aurait dû être Dog Green et il devait
en particulier démolir le mur antichar et ouvrir la route de Vierville.
Différentes sections des Cies A et B/121 avaient débarqué
des LCI 91 et 92 sur Dog White vers 8h00 sous le feu de l'artillerie,
mais elles ne disposaient pas des gros matériels ni d'explosifs
en quantités (les sapeurs portaient sur eux en général
5 kg de TNT seulement). Il fallait donc récupérer partout
où c'était possible des explosifs abandonnés sur
la plage.
Le colonel Ploger qui commandait le bataillon avait débarqué
avec 53 sapeurs du LCM 1098, dans de l'eau profonde, vers 07h30, premier
détachement avancé du bataillon. Au lieu d'atterir sur Dog
Green, ils avaient dérivé avec le courant jusqu'à
Dog White et avaient subi des pertes importantes.
Arrivé sur le talus de galets, Ploger s'est retrouvé seul
avec un éclat d'obus dans la jambe. Sa préoccupation a été
alors de rassembler suffisamment de forces (sapeurs, bulldozers, explosifs)
pour éliminer les obstacles de la descente de Vierville. Il y avait
là-bas, à 1 km, un mur de 2m50 de haut, qui s'étendait
de la falaise à un bunker, barrant l'accès complètement.
En milieu de matinée, sur Dog Green et Dog White, toutes les forces
d'infanterie était parties par la falaise. Il restait seulement
des chars répartis de Dog Green à Dog White.
Ploger s'est donc mis en route vers Vierville en marchant le long de la
plage et en regroupant ses unités dispersées. Il
a installé un PC sous la falaise Dog White entre Vierville et St-Laurent
qui a servi de point de rassemblement. Certains groupes avaient suivi
l'infanterie à Vierville en passant par la falaise.
Le bataillon a reçu son premier gros matériel lorsque
vers 11h00, 2 sections de la CieC/121 ont débarqué
d'un LCT sur Dog White des bulldozers chargés chacun de 500kg
d'explosifs. Les autres LCT étaient partis plus à l'Est,
beaucoup trop loin pour que le matériel débarqué
puisse rapidement venir à Vierville.
Après l'élimination par la marine et les chars des canons
des gros bunkers de Vierville et des mitrailleuses des points forts, il
restait à se débarrasser des tireurs isolés qui défendaient
le mur.
Vers 13h00, une patrouille du 121èmeGénie reçu
la reddition de 30 Allemands près du mur antichar, peu avant
le passage du Général Cota. La position était alors
réduite au silence.
Avec l'aide des sapeurs du147ème Bataillon du Génie de Plage,
les 500kg d'explosifs calculés à l'avance ont été
finalement réunis et placés au pied du mur. Ainsi vers 15h00,
sous les yeux du colonel Ploger, le mur a été démoli
et la route vers Vierville est devenue accessible aux engins de déblaiement.
L'explosion avait détruit béton et ferrailles sur toute
la largeur de la route. De nombreux bâtiments détruits par
l'artillerie en arrière du mur durent aussi être déblayés
(notamment ce qui restait de l'hôtel du Casino). Les débris
furent repoussés avec des bulldozers des 2 bataillons et avec un
tank dozer.
Les témoignages des sapeurs des 2 bataillons sont un peu différents
mais se complètent parfois. Voici
celui du Sergent Dube du 121ème (page 3411), il raconte son
débarquement sur Dog White vers 11h00 et la destruction du mur.
Récit
du Colonel Ploger: "On m'a prévenu qu'un bulldozer de la CieC
était sur la plage avec 1000 livres de TNT, nous l'avons fait venir le
plus vite possible. Je ne me souviens pas qui était le conducteur (des
témoins disent que c'était peut-être le soldat Joseph Drago,
où alors Al Velleco). En général les conducteurs
de bull étaient des durs à cuire, mais je me suis toujours étonné
du courage de ce conducteur sous le feu, avec une charge de TNT suffisante pour
transformer le bull en un grand trou. Il aurait suffit d'un obus de mortier.
Je ne savais pas si le béton du mur était armé, mais
je le supposais. Donc nous avons prévu d'utiliser une grande quantité
de TNT. Le sergent Dube de la Cie C a fait une bonne partie du travail, fixant
les détonateurs, les cordons, les fils. Il a dirigé aussi l'aménagement
d'une structure en bois pour accroître l'efficacité de la charge
en la réhaussant au dessus de la route. Des sapeurs de plusieurs unités
ont participé. Quand tout a été en place, tous se sont repliésà
distance de sécurité. Après avertissement la charge a sauté
vers 15h00. Je me suis approché. Le mur était démoli sur
toute la largeur de la route. Il y avait une indenture de 4 ou 5 cm dans le revêtement
de la chaussée. Un énorme tas de béton en miettes se trouvait
tout autour, des morceaux assez petits pour être portés à
bras d'homme. J'étais étonné de voir comment le mur s'était
désintégré complètement. Les Allemands n'avaient pas
dû l'armer. C'était une grave erreur de leur part. Le mur aurait
beaucoup mieux tenu s'il avait été en béton armé.
En plus les armatures auraient été très difficiles pour nous
à enlever."

(détails)
Juste après la bataille, le canon de 88mm
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